Une grande majorité de personnes veut faire bouger les choses, mais les formes traditionnelles d’engagements (syndicalisme, militantisme politique…) suscitent de moins en moins l’enthousiasme, notamment chez les jeunes. Chez Investir&+, où nous accompagnons exclusivement des entreprises dont la priorité est d’avoir un impact positif sur la société, nous sommes convaincus que les entreprises de « Civic tech » ont un rôle essentiel à jouer. Ces startups qui mettent les nouvelles technologies au service de la société, ont en effet pour ambition de reconnecter les citoyens et les institutions et de favoriser une démocratie plus participative.

Un des premiers défis des civic tech est de désintermédier et de garantir la transparence de la relation entre le citoyen et les autorités, en permettant de véritables consultations populaires directes, sans passer par les partis ou toute autre instance de représentation. Les sondeurs produisaient, eux, des statistiques globales en agrégeant des réponses à des questions fermées, les civic tech, instituts de sondage 2.0, permettent désormais des remontées à la fois quantitatives et qualitatives, sous forme de propositions citoyennes détaillées, afin que le citoyen soit réellement inclus dans la construction du projet de société. C’est toute l’ambition de Make.org, startup de la civic tech qui recense les avis et les propositions de millions de personnes, sur les principaux défis de notre société.

Les civic tech, en tant qu’outils numériques, ne doivent pas seulement produire et traiter de l’information, mais aussi nous aider à sortir de l’immédiateté et l’excès nuisibles des flux d’information et des messageries instantanées, pour nous inviter à la réflexion et non à la réaction. Elles permettent cela en armant chaque citoyen de données concrètes, détaillées, très exhaustives et organisées pour exercer son libre-arbitre avec recul. Un bon exemple est Le Drenche, un journal au concept innovant où chaque sujet d’actualité, après avoir été contextualisé, est éclairé par deux tribunes d’avis opposés écrites par des personnes compétentes, légitimes et engagées.

Enfin, nous croyons que les civic tech peuvent être des facilitateurs du passage à l’action. Ainsi, Make.org ne se contente pas d’identifier des grandes causes nationales mais invite les citoyens à émettre des propositions pratiques, qui seront ensuite triées et rendues applicables par l’intelligence collective en impliquant tous les acteurs (associations, pouvoirs publics, entreprises etc.).

Il est réjouissant de voir que la technologie permet enfin l’émergence d’outils d’engagement civique et politique pour toutes ces voix que les canaux traditionnels ne portaient plus. Alors que les forums sur le net peuvent faciliter des débats négatifs et stériles, les civic tech, ont l’énorme défi de montrer, qu’en s’appuyant sur les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle, la participation de tous et de chacun peut faire émerger des actions concrètes pour améliorer notre société. A nous de contribuer à faire réussir ces entreprises d’un nouveau genre.

 

L’équipe d’Investir&+ 

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